Je pars
Mon cœur a perdu tous les nords
Face aux heures absolues, face à ces coups du sort
Renaître aux soleils du sud, réveiller cette âme qui s’endort
Remonter la pente sera rude, se soumettre à l’espoir encore
A l’ouest, toute ma peine
Enfin quitter ce rivage
Elever ma vie loin de tout naufrage
A l’est, un nouvel Eden
Me redessiner un nouveau visage
Et me retrouver dans cet ultime voyage
Un nouveau départ
Pas un mot, je pars…
Je pars
Découvrir la vie, la vraie
Vers cet autre, celui que je serais
J’étais
Je pars
Encore plus libre qu’avant
Encore moins ivre du temps
J’attends
Je pars
Plus loin, un autre destin
Si loin, un nouveau matin
M’atteint
Je pars à l’aventure
Délaisser cette imposture qu’est ma vie
Enlacer la nature à corps et à cris
Je pars aux vents de l’infini
Le bonheur est réel seulement s’il est partagé
Mon cœur, une ritournelle qu’on ne peut plus chanter
Le bonheur est cruel même quand on a tout donné
L’âme sœur, flamme éternelle, qu’on ne peut approcher
Je pars
Apprivoiser la terre et l’eau
Divaguer sur la mer de mes maux
A fleur de peau
Je pars
Sans dieux, sans foi ni lois
Plus qu’un adieu, changer de toit
A mille lieux de moi
Je pars
Peut-être pour mieux revenir
Je pars pour ne plus souffrir
Ne laisser qu’un sourire
Je pars, je laisserai tout derrière
Pas un regret ni de larmes
A bout de forces et de prières
Mon cœur a baissé les armes
Le bonheur est réel seulement il nous a partagé
Nos cœurs, une ritournelle que l’on ne sait plus chanter
Le bonheur est cruel même quand les yeux sont fermés
L’âme sœur, flamme éternelle, le songe d’une nuit passée
Je pars
Qu’importe si je me perds
Tout ce chemin qu’il me reste à faire
Je erre
Je pars
Sans donner le mot de trop
Sans garder le feu sous ma peau
J’ai pris l’eau
Je pars sans regarder en arrière
Mais toujours garder en soi le meilleur
Je pars au hasard d’une lumière
Et t’espérer une dernière fois au détour d’un ailleurs
Le bonheur est réel seulement si on sait partager
Nos cœurs, une ritournelle que l’on a pas su inventer
Le bonheur est cruel même quand on s’est tout donné
L’âme sœur, flamme éternelle, un mensonge abandonné
Le bonheur est réel seulement s’il est partagé
Mon cœur, une ritournelle qui rime avec éternité
Le bonheur est cruel même quand on nous a tout donné
L’âme sœur, flamme éternelle, qui ne part jamais en fumée
Je pars
Un Eden, quelque part
Je pars
Mon Eden, un nulle part